Mobilité, toilette, mémoire, soins, nuit, délai : dix questions, une à la fois, pour savoir vers quelle solution vous tourner en premier, avec les raisons et les points à vérifier. Rien n’est enregistré.
Aucun nom, aucune donnée de santé ne quitte votre écran : le repère se calcule dans votre navigateur et rien n’est conservé.
Appelez le 15 ou le 112 maintenant
Une chute avec une forte douleur, une gêne pour respirer, une confusion apparue brutalement ou un malaise demandent les secours, pas une orientation. Le 15 (Samu) évalue la situation et envoie de l’aide si besoin ; le 112 fonctionne depuis tout téléphone. Si vous ne pouvez ni parler ni entendre, envoyez un SMS au 114. Vous reprendrez les questions une fois votre proche pris en charge.
Repère général, établi à partir de vos seules réponses : ce n’est ni un diagnostic médical, ni une décision d’admission, ni une estimation officielle du GIR. Seule une évaluation par un professionnel fait foi.
Appelez le 15 ou le 112 maintenant
Une chute avec une forte douleur, une gêne pour respirer, une confusion apparue brutalement ou un malaise demandent les secours, pas une orientation. Le 15 (Samu) évalue la situation et envoie de l’aide si besoin ; le 112 fonctionne depuis tout téléphone. Si vous ne pouvez ni parler ni entendre, envoyez un SMS au 114. L’orientation ci-dessous ne suffit pas face à un danger immédiat : elle ne servira qu’une fois votre proche pris en charge et son état stabilisé.
Voyez dès aujourd’hui le service social de l’hôpital : il connaît les places du secteur, prépare la sortie et peut proposer un hébergement temporaire au reste à charge réduit après une hospitalisation, là où ce dispositif existe.
Appelez plusieurs EHPAD le même jour et demandez une place d’hébergement temporaire : c’est souvent la voie la plus rapide, en attendant une solution durable.
Prévenez le médecin traitant : il remplit le volet médical du dossier d’admission et peut organiser des soins à domicile en attendant.
Préparez le dossier unique de demande d’admission (formulaire Cerfa n° 14732), commun à tous les EHPAD, ou déposez la demande en ligne sur ViaTrajectoire si votre département l’utilise.
Pour tenir à domicile quelques jours : aide à domicile, portage de repas et téléassistance démarrent souvent rapidement ; le CCAS de la mairie oriente vers les services du secteur.
Le point d’information des personnes âgées de votre département (CLIC ou maison de l’autonomie) aide à trouver une place et les aides possibles.
Besoin d’aide estimé : 0pointpoints sur 18
Léger, 0 à 5Intermédiaire, 6 à 11Important, 12 à 18
Besoin d’aide léger : l’essentiel du quotidien reste à la portée de votre proche.
Besoin d’aide intermédiaire : des aides régulières sont nécessaires, et les soins décident de la solution.
Besoin d’aide important : une aide et une présence presque constantes sont à prévoir.
Vous avez répondu « Je ne sais pas » à une question : elle ne compte aucun point, le besoin réel peut être plus important.
Vous avez répondu « Je ne sais pas » à 0 questions : elles ne comptent aucun point, le besoin réel peut être plus important.
Trop de réponses inconnues pour un repère fiable
Vous avez répondu « Je ne sais pas » à 0 questions sur 10. Avant de choisir, demandez l’avis du médecin traitant, d’un service social (CCAS de la mairie, service social de l’hôpital ou du département) ou d’un professionnel d’établissement, infirmier ou médecin coordonnateur. Ils évaluent l’autonomie au quotidien et les soins nécessaires, ce qu’aucun questionnaire ne remplace.
Pour plus tard, une fois les secours passés :
Solution à étudier en priorité
À étudier aussi
Points à vérifier
Vous ne savez pas si votre proche est en danger : si vous ne parvenez pas à le joindre ou si son état vous inquiète, appelez le 15.
Restées sur « Je ne sais pas » : . Faites le point avec votre proche, son médecin ou les intervenants à domicile.
Avant la sortie de l’hôpital, demandez un rendez-vous avec l’équipe soignante et le service social : la solution doit être prête le jour de la sortie.
EHPAD : comparez le tarif hébergement, le tarif dépendance et le reste à charge après les aides, et demandez si l’établissement est habilité à l’aide sociale à l’hébergement.
Désorientation : demandez à chaque établissement comment il accueille les personnes qui risquent de se perdre (unité protégée, pôle d’activités et de soins adaptés, accueil de jour spécialisé).
Soins très lourds : si une surveillance médicale constante est nécessaire, demandez au médecin si une unité de soins de longue durée (USLD), rattachée à un hôpital, conviendrait mieux.
Résidence autonomie : vérifiez le niveau d’autonomie demandé à l’entrée, ce qui est prévu si l’autonomie baisse, et si une aide au logement est possible.
Accueil temporaire : réservez tôt, faites préciser la durée possible du séjour et demandez si l’APA ou la caisse de retraite peut en financer une partie.
Accueil de jour : renseignez-vous sur le transport aller et retour, le nombre de journées possibles par semaine et la part prise en charge par l’APA.
À domicile : faites la demande d’APA au département, vérifiez la sécurité du logement (chutes, salle de bains, éclairage) et prévoyez une solution pour la nuit si besoin.
Aide la nuit : une garde de nuit à domicile coûte cher et se trouve difficilement, comparez-la avec un accueil en établissement.
Médicaments : un pilulier préparé par la pharmacie et le passage d’un infirmier sécurisent la prise, à domicile comme en résidence.
Évaluation officielle : seuls l’équipe du département, pour l’APA à domicile, ou le médecin coordonnateur d’un établissement fixent le GIR de votre proche.
Visitez au moins deux lieux avant de décider et associez votre proche au choix : son consentement est recherché lors de l’admission.
Le détail de vos réponses
Total du barèmeTotal partiel, non significatif : 0 sur 18
Un lieu de vie pour personnes âgées dépendantes, avec une équipe présente jour et nuit : aides-soignants, infirmiers et médecin coordonnateur. Repas, aide à la toilette, médicaments et animations sont assurés sur place.
À envisager si les soins deviennent quotidiens, si une aide est nécessaire la nuit ou si votre proche ne peut plus rester seul, même quelques heures.
Pourquoi cette orientation
Votre total dépasse 11 points : l’aide nécessaire est importante, et l’EHPAD est la seule de ces solutions à l’assurer jour et nuit.
Avec un total intermédiaire, ce sont les soins, la nuit ou l’orientation qui font pencher vers l’EHPAD plutôt que vers une résidence autonomie.
Des soins chaque jour : en EHPAD, l’équipe soignante est sur place, sans passages à organiser.
Une aide la nuit : une équipe de veille est présente en permanence.
Des troubles d’orientation fréquents : beaucoup d’EHPAD disposent d’une unité protégée, pensée pour les personnes qui risquent de se perdre.
Votre proche est hospitalisé : le service social de l’hôpital peut lancer les demandes d’admission avant la sortie.
Résidence autonomie
Un logement privatif, studio ou deux-pièces, dans une résidence avec services : restauration, animations, gardien ou système d’appel. Elle s’adresse aux personnes autonomes ou peu dépendantes et n’a pas d’équipe soignante sur place.
À envisager si votre proche reste autonome mais souffre d’isolement, ou si son logement n’est plus adapté (étages, entretien, éloignement).
Pourquoi cette orientation
Votre total reste bas : votre proche garde l’essentiel de son autonomie, ce qui correspond au public des résidences autonomie.
Votre total est intermédiaire, sans soins quotidiens ni aide la nuit : une résidence autonomie peut convenir, avec des aides extérieures qui viennent dans le logement.
Votre proche vit seul, sans aide régulière : la résidence rompt l’isolement et apporte une présence en cas de problème.
Des soins occasionnels : un infirmier libéral peut intervenir dans le logement, comme à domicile.
Accueil temporaire
Un séjour de quelques jours à quelques semaines en établissement, le plus souvent en EHPAD, dans la limite de 90 jours par an. Il prend le relais d’un aidant, prépare un retour à domicile ou permet d’essayer la vie en établissement.
À envisager pour répondre vite, laisser souffler l’aidant ou essayer la vie en établissement avant de décider.
Pourquoi cette orientation
Il faut une solution sous 7 jours : une place temporaire se libère souvent plus vite qu’une place définitive.
Votre proche est à l’hôpital : un séjour temporaire à la sortie laisse le temps de préparer la suite, sans retour précipité.
Un proche aide chaque jour : quelques semaines de relais lui permettent de souffler sans tout changer.
Avec un total intermédiaire, ce séjour permet de vérifier en conditions réelles si une entrée durable s’impose.
Accueil de jour
Une à plusieurs journées par semaine dans une structure, souvent rattachée à un EHPAD : activités, repas, exercices de mémoire, puis retour à la maison le soir. Il s’adresse surtout aux personnes qui vivent chez elles avec des troubles de la mémoire, et donne du répit à l’aidant.
À envisager si votre proche vit chez lui avec un aidant et que la mémoire ou l’orientation faiblissent.
Maintien à domicile avec aides renforcées
Rester chez soi avec une organisation adaptée : aide à domicile pour la toilette, les repas ou le ménage, soins infirmiers à domicile, portage de repas, téléassistance, aménagement du logement. L’APA à domicile peut en financer une partie.
À envisager si votre proche tient à rester chez lui et que des aides peuvent couvrir ses besoins, y compris la nuit.
Pourquoi cette orientation
Votre total reste bas : des aides ciblées suffisent souvent à rester chez soi en sécurité.
Des aides passent déjà : il s’agit surtout de les ajuster, avec plus d’heures, des soins ou une téléassistance.
Un proche est présent : aide à domicile et accueil de jour peuvent alléger sa charge.
Avec des troubles d’orientation, prévoyez une présence régulière et sécurisez le logement : gaz, portes, nuit.
Faire évaluer la situation avant de choisir
Avec autant de réponses inconnues, le plus sûr est de demander un avis : le médecin traitant connaît l’état de santé, un service social (CCAS de la mairie, service social de l’hôpital, équipe du département) connaît les aides et les places, et l’infirmier ou le médecin coordonnateur d’un établissement peut dire si son équipe saura accompagner votre proche.
Pourquoi cette orientation
Vous avez répondu « Je ne sais pas » à 0 questions : un repère établi sur si peu d’éléments risquerait de vous orienter à tort.
Votre proche est à l’hôpital : l’équipe soignante et le service social sont les mieux placés pour évaluer ses besoins avant la sortie.
En attendant, un accueil temporaire permet d’observer les besoins avec des professionnels, et l’équipe du département évalue l’autonomie à domicile lors d’une demande d’APA.
EHPAD, résidence autonomie, accueil temporaire, accueil de jour : les différences
EHPAD
Pour qui
Personnes de 60 ans et plus qui ont besoin d’aide et de soins au quotidien.
Soins sur place
Équipe soignante jour et nuit, médecin coordonnateur.
Durée
Séjour durable.
Budget
Tarif hébergement et tarif dépendance ; soins financés par l’Assurance maladie ; APA, aide sociale et aide au logement selon la situation.
Résidence autonomie
Pour qui
Personnes de 60 ans et plus autonomes ou peu dépendantes, qui cherchent un cadre sûr et de la compagnie.
Soins sur place
Pas d’équipe soignante permanente : infirmier et aide à domicile viennent de l’extérieur.
Durée
Logement durable, avec un contrat de séjour.
Budget
Loyer et services, en général moins élevés qu’en EHPAD ; aide au logement possible.
Accueil temporaire
Pour qui
Personnes âgées qui vivent chez elles, sortent de l’hôpital ou dont l’aidant s’absente ou s’épuise.
Soins sur place
Ceux de l’établissement d’accueil, le plus souvent un EHPAD.
Durée
De quelques jours à quelques semaines, 90 jours par an au plus.
Budget
Prix de journée ; l’APA à domicile et certaines caisses de retraite peuvent participer.
Accueil de jour
Pour qui
Personnes qui vivent chez elles, en particulier avec une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée.
Soins sur place
Activités adaptées et accompagnement par une équipe formée, retour à la maison le soir.
Durée
Une à plusieurs journées par semaine.
Budget
Prix de journée, en partie couvert par l’APA à domicile ; transport souvent organisé ou aidé.
Et rester chez soi ? Le maintien à domicile renforcé combine plusieurs aides : service d’aide à domicile pour la toilette, les repas et le ménage, soins infirmiers à domicile sur prescription, portage de repas, téléassistance, aménagement du logement et, si besoin, accueil de jour. Il reste possible avec une forte perte d’autonomie, à condition d’organiser une présence suffisante, la nuit comprise : c’est souvent ce point qui décide d’une entrée en établissement.
Mode d’emploi en trois étapes
Répondez aux dix questions, une à la fois. « Je ne sais pas » est coché d’office : changez-le seulement quand vous connaissez la réponse.
Lisez l’orientation proposée, ses alternatives et les raisons qui les expliquent, puis la liste des points à vérifier.
Faites confirmer le choix par le médecin traitant ou un service social, puis contactez les établissements adaptés pour une visite et une évaluation.
Comment le repère est calculé
Les questions sur l’autonomie valent de 0 à 3 points pour la mobilité et la toilette, de 0 à 2 points pour les repas et les médicaments. Les soins réguliers ajoutent de 0 à 3 points, les troubles de la mémoire et de l’orientation de 0 à 3 points, et une aide nécessaire la nuit 2 points, soit 18 points au plus. « Je ne sais pas » ne compte aucun point.
De 0 à 5 points : résidence autonomie ou maintien à domicile avec aides, en priorité.
De 6 à 11 points : résidence autonomie, accueil temporaire ou EHPAD, selon les soins, la nuit et l’orientation.
De 12 à 18 points : EHPAD en priorité, avec une évaluation de la situation par l’établissement.
Un danger immédiat ou un besoin dans les 7 jours affichent une recommandation distincte, quel que soit le total. À partir de quatre « Je ne sais pas », le résultat reste prudent et vous invite à demander un avis. Ce barème est propre à cet outil : il ne reprend pas la grille AGGIR et ne donne pas de GIR.
Quelle maison de retraite choisir, une fois la solution trouvée ?
La bonne solution n’est pas toujours la plus complète : une personne autonome peut s’ennuyer en EHPAD, et une personne désorientée se mettre en danger seule dans un studio. Partez des besoins de la journée et de la nuit, puis regardez la distance avec les proches, le budget après les aides, l’accueil des troubles de la mémoire et l’ambiance des lieux, que seule une visite permet de juger.
Le GIR (groupe iso-ressources) mesure la perte d’autonomie à l’aide de la grille nationale AGGIR, du GIR 1, le plus dépendant, au GIR 6, pour une personne autonome. À domicile, il est fixé par l’équipe médico-sociale du département, qui se déplace lors d’une demande d’APA ; en EHPAD, par le médecin coordonnateur. Ce diagnostic ne calcule pas de GIR : son score n’est qu’un repère pour savoir quelles solutions étudier.
Qui peut bénéficier de l’APA ?
L’allocation personnalisée d’autonomie s’adresse aux personnes de 60 ans et plus classées en GIR 1 à 4, qu’elles vivent chez elles ou en établissement. Elle n’est pas réservée aux revenus modestes, mais une participation est demandée au-delà d’un certain niveau de ressources. La demande se fait auprès du conseil départemental du lieu de résidence ; à domicile, l’APA finance un plan d’aide (heures d’aide à domicile, accueil de jour, aménagements), en établissement, une partie du tarif dépendance.
L’APA peut-elle financer un accueil de jour ou un séjour temporaire ?
Oui, pour une personne qui vit à domicile : le plan d’aide de l’APA peut inclure des journées d’accueil de jour ou des séjours d’hébergement temporaire. Depuis la loi d’adaptation de la société au vieillissement de 2015, un droit au répit permet aussi d’augmenter ce plan d’aide quand le proche aidant a besoin de souffler. Certaines caisses de retraite participent également : renseignez-vous auprès de la sienne.
Une résidence autonomie assure-t-elle des soins ?
Elle n’emploie pas d’équipe soignante permanente : les soins sont assurés par des professionnels extérieurs, un infirmier libéral ou un service de soins à domicile, exactement comme chez soi. Quand les soins deviennent quotidiens et lourds, ou qu’une surveillance la nuit devient nécessaire, un EHPAD, qui réunit aides-soignants, infirmiers et médecin coordonnateur, est en général plus adapté.
Que faire si un proche âgé ne peut plus rester chez lui du jour au lendemain ?
Si sa vie est en danger (chute avec forte douleur, gêne pour respirer, confusion brutale), appelez le 15 ou le 112. Si la situation est sûre mais intenable, par exemple quand l’aidant est hospitalisé ou qu’un retour d’hôpital est impossible, cherchez d’abord une place d’hébergement temporaire en EHPAD en appelant plusieurs établissements le même jour, et faites-vous aider par le médecin traitant, le CCAS de la mairie ou le service social de l’hôpital.
Combien de temps faut-il pour entrer en EHPAD ?
De quelques jours à plusieurs mois, selon le secteur, l’établissement et les besoins de la personne. Le dossier unique de demande d’admission, accepté par tous les EHPAD, permet de déposer plusieurs demandes à la fois, sur papier ou en ligne avec ViaTrajectoire quand le département l’utilise. En attendant, un accueil temporaire ou des aides à domicile renforcées assurent la transition.
Ce diagnostic remplace-t-il l’avis d’un médecin ?
Non. Il donne un repère général à partir de vos seules réponses, sans examen ni dossier médical. Le choix se fait avec la personne concernée, son médecin traitant et, si besoin, un service social ; l’admission reste décidée par l’établissement, après sa propre évaluation.
Trouver un établissement qui correspond à votre proche
Décrivez la situation en quelques lignes, sans document médical : votre demande sert à vous orienter vers des établissements dont l’accueil correspond à ses besoins, dans le secteur de votre choix.