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Maison Retraite

Quelle solution d’accueil pour votre proche ?

Mobilité, toilette, mémoire, soins, nuit, délai : dix questions, une à la fois, pour savoir vers quelle solution vous tourner en premier, avec les raisons et les points à vérifier. Rien n’est enregistré.

Aucun nom, aucune donnée de santé ne quitte votre écran : le repère se calcule dans votre navigateur et rien n’est conservé.

Dix questions sur votre proche

Question 1 sur 10 · Situation immédiateVotre proche est-il en danger en ce moment ?

Par exemple une chute avec une douleur importante ou sans pouvoir se relever, une gêne pour respirer, une confusion apparue brutalement, un malaise.

Question 2 sur 10 · Cadre de vieAujourd’hui, comment votre proche vit-il ?

La situation actuelle, même si elle doit bientôt changer.

Question 3 sur 10 · MobilitéPour se déplacer, quelle aide lui faut-il ?

Se lever, marcher dans le logement, sortir, prendre un escalier.

Question 4 sur 10 · Toilette et habillagePour la toilette et l’habillage, quelle aide lui faut-il ?

Se laver, s’habiller, aller aux toilettes.

Question 5 sur 10 · RepasEt pour les repas ?

Faire les courses, cuisiner, puis manger.

Question 6 sur 10 · Mémoire et orientationComment vont la mémoire et l’orientation ?

Se repérer dans le temps et dans les lieux, reconnaître ses proches, éviter les situations à risque comme le gaz oublié ou les sorties la nuit.

Question 7 sur 10 · MédicamentsComment se passe la prise des médicaments ?

Les bons médicaments, à la bonne heure et à la bonne dose.

Question 8 sur 10 · Soins réguliersDes soins infirmiers ou médicaux sont-ils nécessaires ?

Pansements, injections, surveillance d’une maladie, passages d’un infirmier.

Question 9 sur 10 · NuitUne aide est-elle nécessaire la nuit ?

Se lever pour aller aux toilettes, angoisses, risque de chute, déambulation.

Question 10 sur 10 · DélaiDans quel délai faut-il une solution ?

Le délai qui vous semble réaliste aujourd’hui.

EHPAD, résidence autonomie, accueil temporaire, accueil de jour : les différences

EHPAD

Pour qui
Personnes de 60 ans et plus qui ont besoin d’aide et de soins au quotidien.
Soins sur place
Équipe soignante jour et nuit, médecin coordonnateur.
Durée
Séjour durable.
Budget
Tarif hébergement et tarif dépendance ; soins financés par l’Assurance maladie ; APA, aide sociale et aide au logement selon la situation.

Résidence autonomie

Pour qui
Personnes de 60 ans et plus autonomes ou peu dépendantes, qui cherchent un cadre sûr et de la compagnie.
Soins sur place
Pas d’équipe soignante permanente : infirmier et aide à domicile viennent de l’extérieur.
Durée
Logement durable, avec un contrat de séjour.
Budget
Loyer et services, en général moins élevés qu’en EHPAD ; aide au logement possible.

Accueil temporaire

Pour qui
Personnes âgées qui vivent chez elles, sortent de l’hôpital ou dont l’aidant s’absente ou s’épuise.
Soins sur place
Ceux de l’établissement d’accueil, le plus souvent un EHPAD.
Durée
De quelques jours à quelques semaines, 90 jours par an au plus.
Budget
Prix de journée ; l’APA à domicile et certaines caisses de retraite peuvent participer.

Accueil de jour

Pour qui
Personnes qui vivent chez elles, en particulier avec une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée.
Soins sur place
Activités adaptées et accompagnement par une équipe formée, retour à la maison le soir.
Durée
Une à plusieurs journées par semaine.
Budget
Prix de journée, en partie couvert par l’APA à domicile ; transport souvent organisé ou aidé.

Et rester chez soi ? Le maintien à domicile renforcé combine plusieurs aides : service d’aide à domicile pour la toilette, les repas et le ménage, soins infirmiers à domicile sur prescription, portage de repas, téléassistance, aménagement du logement et, si besoin, accueil de jour. Il reste possible avec une forte perte d’autonomie, à condition d’organiser une présence suffisante, la nuit comprise : c’est souvent ce point qui décide d’une entrée en établissement.

Mode d’emploi en trois étapes

  1. Répondez aux dix questions, une à la fois. « Je ne sais pas » est coché d’office : changez-le seulement quand vous connaissez la réponse.
  2. Lisez l’orientation proposée, ses alternatives et les raisons qui les expliquent, puis la liste des points à vérifier.
  3. Faites confirmer le choix par le médecin traitant ou un service social, puis contactez les établissements adaptés pour une visite et une évaluation.

Comment le repère est calculé

Les questions sur l’autonomie valent de 0 à 3 points pour la mobilité et la toilette, de 0 à 2 points pour les repas et les médicaments. Les soins réguliers ajoutent de 0 à 3 points, les troubles de la mémoire et de l’orientation de 0 à 3 points, et une aide nécessaire la nuit 2 points, soit 18 points au plus. « Je ne sais pas » ne compte aucun point.

  • De 0 à 5 points : résidence autonomie ou maintien à domicile avec aides, en priorité.
  • De 6 à 11 points : résidence autonomie, accueil temporaire ou EHPAD, selon les soins, la nuit et l’orientation.
  • De 12 à 18 points : EHPAD en priorité, avec une évaluation de la situation par l’établissement.

Un danger immédiat ou un besoin dans les 7 jours affichent une recommandation distincte, quel que soit le total. À partir de quatre « Je ne sais pas », le résultat reste prudent et vous invite à demander un avis. Ce barème est propre à cet outil : il ne reprend pas la grille AGGIR et ne donne pas de GIR.

Quelle maison de retraite choisir, une fois la solution trouvée ?

La bonne solution n’est pas toujours la plus complète : une personne autonome peut s’ennuyer en EHPAD, et une personne désorientée se mettre en danger seule dans un studio. Partez des besoins de la journée et de la nuit, puis regardez la distance avec les proches, le budget après les aides, l’accueil des troubles de la mémoire et l’ambiance des lieux, que seule une visite permet de juger.

Pour aller plus loin

Foire aux questions

Qu’est-ce que le GIR et qui le détermine ?

Le GIR (groupe iso-ressources) mesure la perte d’autonomie à l’aide de la grille nationale AGGIR, du GIR 1, le plus dépendant, au GIR 6, pour une personne autonome. À domicile, il est fixé par l’équipe médico-sociale du département, qui se déplace lors d’une demande d’APA ; en EHPAD, par le médecin coordonnateur. Ce diagnostic ne calcule pas de GIR : son score n’est qu’un repère pour savoir quelles solutions étudier.

Qui peut bénéficier de l’APA ?

L’allocation personnalisée d’autonomie s’adresse aux personnes de 60 ans et plus classées en GIR 1 à 4, qu’elles vivent chez elles ou en établissement. Elle n’est pas réservée aux revenus modestes, mais une participation est demandée au-delà d’un certain niveau de ressources. La demande se fait auprès du conseil départemental du lieu de résidence ; à domicile, l’APA finance un plan d’aide (heures d’aide à domicile, accueil de jour, aménagements), en établissement, une partie du tarif dépendance.

L’APA peut-elle financer un accueil de jour ou un séjour temporaire ?

Oui, pour une personne qui vit à domicile : le plan d’aide de l’APA peut inclure des journées d’accueil de jour ou des séjours d’hébergement temporaire. Depuis la loi d’adaptation de la société au vieillissement de 2015, un droit au répit permet aussi d’augmenter ce plan d’aide quand le proche aidant a besoin de souffler. Certaines caisses de retraite participent également : renseignez-vous auprès de la sienne.

Une résidence autonomie assure-t-elle des soins ?

Elle n’emploie pas d’équipe soignante permanente : les soins sont assurés par des professionnels extérieurs, un infirmier libéral ou un service de soins à domicile, exactement comme chez soi. Quand les soins deviennent quotidiens et lourds, ou qu’une surveillance la nuit devient nécessaire, un EHPAD, qui réunit aides-soignants, infirmiers et médecin coordonnateur, est en général plus adapté.

Que faire si un proche âgé ne peut plus rester chez lui du jour au lendemain ?

Si sa vie est en danger (chute avec forte douleur, gêne pour respirer, confusion brutale), appelez le 15 ou le 112. Si la situation est sûre mais intenable, par exemple quand l’aidant est hospitalisé ou qu’un retour d’hôpital est impossible, cherchez d’abord une place d’hébergement temporaire en EHPAD en appelant plusieurs établissements le même jour, et faites-vous aider par le médecin traitant, le CCAS de la mairie ou le service social de l’hôpital.

Combien de temps faut-il pour entrer en EHPAD ?

De quelques jours à plusieurs mois, selon le secteur, l’établissement et les besoins de la personne. Le dossier unique de demande d’admission, accepté par tous les EHPAD, permet de déposer plusieurs demandes à la fois, sur papier ou en ligne avec ViaTrajectoire quand le département l’utilise. En attendant, un accueil temporaire ou des aides à domicile renforcées assurent la transition.

Ce diagnostic remplace-t-il l’avis d’un médecin ?

Non. Il donne un repère général à partir de vos seules réponses, sans examen ni dossier médical. Le choix se fait avec la personne concernée, son médecin traitant et, si besoin, un service social ; l’admission reste décidée par l’établissement, après sa propre évaluation.

Trouver un établissement qui correspond à votre proche

Décrivez la situation en quelques lignes, sans document médical : votre demande sert à vous orienter vers des établissements dont l’accueil correspond à ses besoins, dans le secteur de votre choix.

Lire le guide de l’admission en maison de retraite

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Un accueil à trouver ?

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